Les États-Unis et le Mexique ayant trouvé une entente sur la refonte de l’Alena le 27 août 2018, c’est maintenant le Canada qui négocie avec la première puissance mondiale. Les premières grandes lignes, qui portent notamment sur le commerce de l’automobile et la protection des travailleurs, semblent définies. Il reste cependant des points cruciaux à aborder, et notamment la question du marché des produits laitiers canadiens.

Système de quotas

Le Canada a mis en place dans les années 1970 un système de gestion de l’offre, qui protège ses producteurs laitiers des aléas du marché et de la concurrence étrangère. Concrètement, le volume de production est encadré grâce à l’existence de quotas, qui garantissent un prix plancher pour les producteurs.

Ce système est régulièrement pointé du doigt. Ses détracteurs, les États-Unis en tête, estiment qu’il va à l’encontre du principe même du libre-échange. Justin Trudeau s’est voulu rassurant et a insisté sur le fait qu’il ne signerait un accord que s’il était « bon pour le Canada » et s’est engagé à défendre la gestion de l’offre des produits laitiers.

Mauvais souvenir

Les éleveurs restent aux aguets. Ils gardent en tête la concession offerte par le Canada à l’Union européenne au moment des négociations sur la mise en place d’un accord de libre-échange (Ceta). Trois fois plus de produits laitiers européens peuvent désormais entrer sur le territoire canadien sans droit de douane.

B.Q