« La pérennité de cette autorisation, au regard des informations fournies dans le questionnaire, reste toutefois incertaine », tempère FranceAgriMer dans son communiqué. Petit retour en arrière : en février 2016, les autorités sanitaires chinoises (AQSIQ) annoncent qu’elles veulent revoir les conditions sanitaires d’importation des miels en Chine, et soumettent les pays exportateurs à la question…

Les exigences chinoises

L’AQSIQ demande aux fournisseurs de la Chine de remplir un questionnaire sur « les conditions de production des miels et de supervision des opérateurs par les autorités sanitaires compétentes, rappelle FranceAgriMer. À l’issue d’une période de 18 mois (arrivant à échéance au 28 juin 2017), les questionnaires devaient avoir été remis et les certificats sanitaires renégociés, sans quoi les exportations de miels vers la Chine seraient suspendues. »

Problème : les conditions de certification posées par la Chine en février 2016 auraient fermé les vannes « depuis pratiquement tous les pays de l’Union européenne, estime FranceAgriMer. À titre d’illustration, le caractère indemne des territoires d’exportation vis-à-vis de certaines maladies des abeilles, comme la varroase, les loques européennes et américaines… figurait comme un prérequis à l’exportation, alors que ces maladies ne bénéficient d’aucun cadre réglementaire. »

Maintien du flux pendant l’instruction du dossier

Paris a transmis à Pékin les documents demandés dans les délais impartis. « L’AQSIQ lui a assuré le maintien des flux de miel durant toute la phase d’instruction du dossier. Elle vient de publier sur son site internet une liste d’une trentaine de pays pour lesquels les exportations de miel n’étaient pas suspendues. Cette liste inclut la France. »