Ce matin, le 27 mars 2018, à l’Assemblée nationale, les deux organisations réunissaient le Comité de soutien des élus à l’abeille et aux apiculteurs composé de 135 députés et sénateurs de tous les courants politiques. L’objectif : présenter l’amendement qu’elles proposent pour rendre obligatoire la mention de l’origine sur les miels issus de mélange.

Une mention « devenue indispensable »

« De plus en plus de miels mélangés, provenant de divers pays, fleurissent dans les rayons mais avancent masqués quant à leur origine, détaillent-elles. Face à la multiplication des fraudes, et soucieuses de garantir aux consommateurs une information loyale et pertinente, la mention obligatoire des pays d’origine pour les miels mélangés est devenue indispensable. »

« Si les textes européens prévoient l’obligation de mentionner sur l’étiquette le pays d’origine de la récolte, cette obligation tombe en cas de pluralité de pays d’origine au profit d’une mention opaque », estiment l’Unaf et la Fédération française des apiculteurs professionnels, assurant que 69 parlementaires se sont engagés à déposer ou soutenir cet amendement.

Front commun contre les néonicotinoïdes

Les parlementaires sont également revenus sur l’interdiction des néonicotinoïdes prévue à partir de cet automne. Il souhaite qu’elle soit le plus stricte possible, en limitant au maximum les dérogations. « Pour nous, les choses sont claires, c’est le moins de dérogations possible », explique la députée Delphine Batho.

La loi sur la biodiversité de 2016 prévoit l’interdiction des néonicotinoïdes en France à partir du 1er septembre 2018, avec des dérogations possibles au cas par cas jusqu’au 1er juillet 2020. Pour mieux lutter contre ces substances, « on va proposer enfin une définition dans la loi pour définir précisément ce que c’est un pesticide néonicotinoïde », a fait savoir le député Matthieu Orphelin.

Avec l’AFP