La veille, l’administration Trump avait indiqué que la phase 1 de l’accord était « proche d’être finalisée », à l’issue d’un entretien téléphonique entre le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer (USTR), et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, d’un côté, et le négociateur en chef chinois, le vice-Premier ministre Liu He, de l’autre.

La Chine fait un geste

Samedi, le ministère chinois du Commerce a confirmé les deux partenaires étaient d’accord pour « répondre de manière adéquate aux préoccupations fondamentales exprimées par l’autre ». Pour preuve, la Chine lèvera l’embargo sur les importations de volailles américaines, et les États-Unis importeront de la volaille chinoise cuite et des produits à base de poisson-chat.

Les deux parties ont déclaré que des discussions allaient se poursuivre au niveau des délégations avant « un autre coup de téléphone dans un avenir proche ». La semaine dernière, Robert Lighthizer avait dit espérer que la phase 1 de l’accord serait prête pour être signée par le président Donald Trump en novembre en marge d’un sommet au Chili.

Trump voit une aubaine pour le secteur agricole

« Tout se passe très bien avec la Chine », a déclaré Donald Trump à des journalistes vendredi. « La Chine veut un accord. Ils aimeraient voir des réductions dans les droits de douane. » Le président, qui a subventionné les agriculteurs américains touchés par la hausse des droits de douane chinois, a insisté sur le fait que l’accord serait une aubaine pour le secteur agricole.

« Ils veulent vraiment un accord. Ils vont acheter beaucoup plus de produits agricoles qu’on ne l’aurait jamais cru possible », a-t-il dit. Vendredi ont été publiés les chiffres du déficit budgétaire américain pour 2019, qui a bondi de 26 % sur un an, à près de mille milliards de dollars. La manne des droits de douane supplémentaires, fruit de la guerre commerciale, a été largement compensée par la hausse des dépenses, notamment pour aider les agriculteurs.

AFP