Comme lors des rondes de tractations précédentes, le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, mèneront les discussions avec une délégation chinoise dirigée par le vice-Premier ministre, Liu He, a-t-elle précisé.

La Maison blanche à l’offensive

Si selon les médias Pékin a considérablement réduit le champ des contentieux qu’elle est disposée à aborder, la Maison Blanche affirme que tous les sujets seront sur la table, y compris celui des subventions massives des entreprises d’État chinoises que Pékin avait écarté.

« Les sujets de discussion comprendront le transfert forcé de technologie, les droits de propriété intellectuelle, les services, les barrières non tarifaires, l’agriculture et l’application des lois », détaillent ainsi les services de la Maison Blanche.

Le principe d’une rencontre avait été annoncé il y a plusieurs semaines mais jusqu’à présent, aucune date n’avait été officiellement actée. Vendredi, Donald Trump a une nouvelle fois donné le ton : il veut « un bon accord » ou pas d’accord du tout.

Donald Trump en campagne

Et, selon son président, les États-Unis sont en position de force. « La Chine veut vraiment un accord » car les droits de douane imposés par Washington sont en train de tuer son économie, a-t-il répété.

Le président républicain, en campagne pour sa réélection, avait déclaré le 21 septembre qu’il n’avait pas besoin d’aboutir à un accord commercial avec Pékin avant l’élection de 2020, insistant sur la bonne santé de l’économie américaine.

Une issue incertaine

L’issue des tractations reste incertaine et l’économie américaine commence à pâtir des incertitudes créées par ce conflit. Selon le conseiller de la Maison Blanche, Larry Kudlow, ces droits de douane réciproques ne sont pas responsables du ralentissement économique américain.

Interrogé par ailleurs sur la possibilité de nouer un accord provisoire avec la Chine plutôt que d’un traité global, le conseiller a répondu : « Nous verrons ce qu’ils mettent sur la table […] nous sommes ouverts à cette idée. »

L’hôte de la Maison Blanche brandit toujours la menace de nouveaux droits de douane sur les importations en provenance de la Chine. Cette stratégie de pression maximale s’est révélée infructueuse jusqu’à présent.

Les négociations vont se tenir avant l’échéance du 15 octobre : à cette date, une nouvelle hausse de droits de douane portant sur 250 milliards de dollars de biens chinois pourrait entrer en vigueur. Ils passeraient de 25 actuellement à 30 %.

AFP