Le tribunal administratif de Bordeaux examinait ce jeudi une requête en annulation du syndicat d’irrigation du Lot-et-Garonne concernant l’arrêté préfectoral d’octobre qui avait abrogé un précédent arrêté d’autorisation des travaux.

Le rapporteur public, dont le tribunal suit généralement l’opinion, « propose de maintenir l’arrêté de retrait et donc, indirectement, il dit clairement que le projet n’est pas légal », a expliqué Alice Terrasse, l’avocate des associations écologistes opposées au « lac de Caussade ».

À l’issue de l’audience, le jugement a été mis en délibéré. « Cet avis est très favorable aux associations et laisse espérer une annulation définitive de ce projet », a ajouté l’avocate.

« Eaupposition »

Jeudi à Bordeaux, environ 80 sympathisants de France Nature Environnement, de la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso) et d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) se sont rassemblés près du tribunal administratif. Certains ont brandi des pancartes « eau voleurs » et des verres d’eau vide.

La Coordination rurale du Lot-et-Garonne (majoritaire) assure que l’impact environnemental du projet est « nul » et que les agriculteurs, soutenus par la quasi-totalité de la classe politique locale, ont absolument besoin de l’eau collectée.

Avec l’AFP