« Au 1er octobre 2019, la production de poires de table pour l’année 2019 est estimée à près de 127 000 tonnes », annonce le ministère de l’agriculture dans sa dernière note de conjoncture diffusée le 11 octobre 2019. Une production en légère baisse (2 %) par rapport à 2018, mais qui cache des disparités régionales et variétales. La production reculerait dans la Région Centre (–10 %), et en Paca (–7 %). Elle serait également « en baisse en poires d’été Williams touchées par du gel », comme le souligne le ministère.

Récolte en cours

Les surfaces seraient stables partout, « sauf dans les Pays de la Loire où elles progressent sur un an, particulièrement en variétés d’hiver », remarque le ministère. Après un printemps compliqué dans la Région Paca et le Languedoc-Roussillon, les conditions seraient de manière plus générale en cette période de récolte. Le ministère précise d’ailleurs que « la récolte a commencé en Williams » dans toutes les régions.

Cours fermes

La France bénéficie actuellement d’une conjoncture favorable par rapport à ses principaux concurrents. Selon Prognosfruit, « la production chuterait d’un tiers en Italie, premier pays européen producteur de poires ». Si la demande sur le marché intérieur est encore faible, les exportations, et notamment vers l’Europe du Nord, seraient donc particulièrement dynamiques.

Et la situation se ressent sur les prix. En septembre, l’offre réduite raffermit les cours, qui « dépassent ceux de 2018 (+3 %) et de la moyenne de 2014 à 2018 (+20 %) ». Une nouvelle hausse, après des cours observés à +17 % au-delà de la moyenne quinquennale en août dernier.

Les producteurs de poires pourraient donc vivre une nouvelle campagne encourageante, puisque, d’après le ministère, « sur la campagne de 2018-2019, le chiffre d’affaires national de la poire a été stable sur un an, dépassant de 9 % la moyenne sur 5 ans ».

I. Logvenoff