Dans le Tarn, un collectif d’éleveurs teste les prairies associant de nombreuses espèces afin de gagner en autonomie alimentaire. Romain et Noël Biau, installés à Cambounès, implantent des prairies à flore variée (PFV) depuis deux ans dans ce but. Ces mélanges, qui comprennent de dix à quinze espèces, gagnent en souplesse d’exploitation. Ils démarrent tôt au printemps et résistent davantage...
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Dans le Tarn, un collectif d’éleveurs teste les prairies associant de nombreuses espèces afin de gagner en autonomie alimentaire. Romain et Noël Biau, installés à Cambounès, implantent des prairies à flore variée (PFV) depuis deux ans dans ce but. Ces mélanges, qui comprennent de dix à quinze espèces, gagnent en souplesse d’exploitation. Ils démarrent tôt au printemps et résistent davantage en cas de sécheresse, même si, en 2018, toutes les parcelles ont fini par griller. Les analyses réalisées par la chambre d’agriculture révèlent des valeurs élevées, aussi bien en énergie qu’en protéines. Les rendements sont au rendez-vous également, mais il ne faut pas comparer au mélange simple. Le couvert des PFV est souvent moins haut, mais plus dense.

Dans l’Allier, Didier Auclair a adopté le pâturage tournant depuis vingt ans. En 2017, il nous avait décrit sa technique, qui est un pilier de son organisation. En 2018, elle lui a permis de réaliser suffisamment de stocks pour cet hiver. Dans quelques jours, il lâchera ses vaches. L’organisation de son pâturage est prête, mais Didier réfléchit d’ores et déjà à d’autres adaptations, car il s’inquiète du manque d’eau. Fin février, la pluviométrie était très déficitaire.

Le sorgho fait partie de ses pistes. Les variétés présentent sur le marché ont des caractéristiques très différentes. Pour s’y retrouver dans l’offre des monocoupes, Hugues Chauveau, d’Arvalis-Institut du végétal, donne quelques clés, sachant que certaines variétés peuvent être une alternative au maïs fourrage. L’avantage du sorgho, c’est qu’à volume d’eau égal, il peut produire plus de matière sèche, si l’on en maîtrise bien la conduite agronomique.

M.-F. Malterre