Leurs silos, leurs dépôts, leurs hangars jalonnent nos campagnes. Ils ont été construits par une force collective, un élan humain. Depuis plus de cent cinquante ans, les coopératives agricoles rythment la vie économique de nos territoires. Elles sont le résultat d’engagements d’hommes et de femmes qui ont décidé de mutualiser leurs activités. Face aux marchés et à la mondialisation, ils ont choisi...
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Leurs silos, leurs dépôts, leurs hangars jalonnent nos campagnes. Ils ont été construits par une force collective, un élan humain. Depuis plus de cent cinquante ans, les coopératives agricoles rythment la vie économique de nos territoires. Elles sont le résultat d’engagements d’hommes et de femmes qui ont décidé de mutualiser leurs activités. Face aux marchés et à la mondialisation, ils ont choisi d’être plus forts ensemble, mais sur un pied d’égalité où le principe « un homme égal une voix » anime leur gestion démocratique.

Par ces aspects, certains observateurs n’hésitent pas à les comparer à de « petites républiques ». La comparaison est d’autant plus vraie aujourd’hui que leurs aspirations semblent converger avec celles de notre République, la grande. Alors que le « grand débat national » donne actuellement la parole à nos communes et territoires, Coop de France avait lancé, il y a un plus d’un an, son « grand débat coopératif ». Les résultats de cette enquête, présentée en décembre dernier, révélaient que près d’un tiers des associés coopérateurs ne s’estimaient pas entendus. Face à des coopératives qui ont grossi, se sont développées à l’international, un sentiment de défiance et d’éloignement a émergé. Pourquoi continuer à croire à l’aventure coopérative lorsque l’herbe paraît plus verte chez certains opérateurs privés ? Pour redresser la barre, les coopératives ont toutes les cartes en main. Ce sont les premières à pouvoir adapter leurs modèles.

Par Alexis Marcotte