« On ne peut plus dire que ce vote [pour le Front national] est simplement un vote contestataire, de manifestation ou de colère », a estimé le 25 avril Xavier Beulin, président de la FNSEA, lors d'une conférence de presse trois jours après l'issue du premier tour de l'élection présidentielle. Outre la première place du candidat socialiste François Hollande (28,63 % des suffrages exprimés) devant le président sortant Nicolas Sarkozy (27,18 %), elle a été marquée par une percée historique de Marine Le Pen (17,90 %), la candidate du Front national.

« C'est un vote d'adhésion, il faut comprendre pourquoi, et ce qui se cache derrière », a-t-il prévenu, en ce qui concerne la partie agricole et rurale de cet électorat. « Nous devons apporter les bonnes réponses aux oubliés de cette campagne électorale », particulièrement dans les territoires ruraux « en déshérence aujourd'hui », a-t-il encore insisté.

Le message qu'il adresse à cet électorat : notre agriculture, et sa dimension européenne actuelle, est « une chance pour la France » sur les plans économique et de l'emploi, ainsi que sur le plan de la qualité de vie (au sens environnemental).

Réalisation : Marine Gramat

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